Paisiblement allongé en bord de Loire, Le Thoureil

Insolite : ce village n’a qu’une rue, et sa rue n’a qu’un côté !

 

Le Thoureil, descriptif sérieux…

Depuis le Petit Prince, chacun sait qu’il ne faut pas décrire une maison aux grandes personnes en leur disant qu’elle a une glycine foisonnante qui s’épanouit jusque sur ses volets bleus, ni qu’il y a des écureuils dans le gros arbre moussu de son jardin. Bien sûr que non ! Il faut dire, elle fait 237 m², et elle vaut 167 500 €. Là, les grandes personnes comprennent !

Le Thoureil, c’est un peu la même chose… on a envie d’abord de parler de ses glycines, entre autres ! Mais, bon, sans pour autant vous traiter de « grandes personnes » je vais quand même, d’abord, donner quelques indications sérieuses, pour situer…

Le Thoureil est situé sur la rive sud de la Loire, et compte fièrement 450 habitants environ. Le village est labellisé « Petites cités de caractère », et a été sélectionné pour concourir au programme « Le village préféré des Français ». Par ailleurs, il se situe dans la zone du Parc naturel régional Loire Anjou Touraine, dans un paysage inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco !

On peut dire aussi que ce village n’a qu’une rue (même si quelques ruelles viennent s’y greffer), et que cette rue n’a qu’un côté, bordée de belles maisons de tuffeau, puisque l’autre côté est formé par le dernier fleuve sauvage d’Europe : la Loire.

 

Le Thoureil et la batellerie…

Faisons un pas de plus, et approchons-nous d’un peu plus près du cœur du village, le vin et la batellerie.
Il est en pied de coteau, et entouré de vignobles, et c’est tout naturellement avec le commerce du vin, par la Loire, que l’activité de batellerie du Thoureil a connu sa pleine expansion aux XVIIe et XVIIIe siècles. On voit encore « le manoir des hollandais », logis d’une famille de négociants originaires d’Anvers qui expédiaient des barriques vers les Pays-Bas, via Nantes. Dans l’autre sens, il y avait un trafic important allant de Nantes à Orléans, et le Thoureil en était une bonne étape.
Évidemment, l’arrivée du chemin de fer a bousculé tout cela et, si la pêche et le fret ont continué à faire vivre ce village de bateliers, cela s’est éteint aussi, peu à peu, après la première guerre mondiale.
Mais encore aujourd’hui la tradition est maintenue par une poignée de passionnés, et vous pourrez admirer, toujours en bord de Loire, des toues, des toues cabanées, des gabares, des futreaux… et puis, si cela vous est possible, essayez de vous renseigner sur la fête des vieux gréements, qui se déroule en avril, et qui rassemble des bateaux venant de loin, par la Loire ! C’est un vrai plaisir de voir une vraie fête, et les musiques qui paradent sur les bateaux qui longent la rive… Vous pouvez en avoir un petit aperçu avec la vidéo en bas d’article.

 

Le Thoureil et la Loire…

Maintenant, nous touchons les vraies raisons qui font de votre flânerie au Thoureil un moment de quiétude, un moment paisible…

D’abord, n’oublions pas que nous sommes sur la rive sud de la Loire, qui, contrairement à la rive droite, très passagère, ne voit que très peu de voitures, qui semblent même s’excuser de passer là !
Évidemment, cela contribue à la paix du lieu.

D’un côté du quai, vous avez ce cordon de maisons blanches, de tuffeau, anciennes, belles, et toutes chargées d’histoire. À la saison, certaines ajoutent la coquetterie d’une parure de glycines.

Et puis le quai, de l’autre côté, vous ouvre une perspective incomparable sur la Loire, à perte de vue, avec ses sables, ses îles, ses bateaux sous voile, et ses couleurs changeantes.
Cet article est accompagné de nombreuses photos, parce que ce que l’on ressent là ne se décrit pas avec des mots. Il faut voir, avant d’y venir, et d’y rester quelques heures, le temps de laisser le temps évoluer, la lumière varier, les couleurs virer peu à peu vers les ors pourpre du soir…

 

Un soir, en terrasse du restaurant « la Route du sel »…

Un conseil pratique pour vivre ces moments de façon parfaite : si le quai est très au-dessus de la Loire, il y a un restaurant qui a une terrasse encore au-dessus du quai, et d’où on a une vue incroyable sur ce panorama magique. Il se nomme « la Route du sel ». Je vous conseille d’y réserver pour le dîner, un beau soir d’été. Mais, attention, réservez quand même quelques jours à l’avance !

 

Bureau d'information touristique de Gennes-Val-de-Loire
9B, avenue des Cadets de Saumur
Gennes
49350 Gennes-Val-de-Loire
Tél. : 02 41 51 09 10
gennes@ot-saumur.fr

Restaurant « la Route du sel »
55, Quai des Mariniers
49350 Le Thoureil
Tél. : 02 41 45 75 31

Mairie déléguée du Thoureil
27, quai des Mariniers
Le Thoureil
49350 Gennes-Val-de-Loire
Tél. : 02 41 57 93 91

 

 


Pour aller plus loin...

Les Mariniers de la Loire en Anjou : Le Thoureil

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L'Épopée des Mariniers de la Loire

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Au travers des souvenirs du « dernier des mariniers de la Loire », Raoul Toscan (1884-1946) évoque, avec bonheur, ce que fut l'histoire de ces marins de la Loire depuis les temps anciens jusqu'au tout début du XXe siècle. En effet, la batellerie ligérienne, comme celle de tous les grands fleuves français, disparaissait définitivement au tournant de ce siècle- là. Mêlant souvenirs personnels du marinier, anecdotes et éléments historiques anciens et plus récents, l'épopée prend corps et vie pour le plus grand bonheur de tous ceux qui se passionnent ou veulent en savoir davantage sur la Loire et ses mariniers d'antan.
Le colporteur et le marinier des bords de Loire (Litterat Region)

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S’il est bien clair que le récit commence en 1847 et s’achève en 1856, on peut se demander quel est ici le héros. Tourangeau, marinier sur la Loire, amoureux de sa gabare et du fleuve qui la porte ? Son ami Manolo, colporteur disert, rêvant à l’Icarie utopique ? Martin, l’amateur de nouveautés ? François, le journaliste ? N’est-ce pas, plutôt, tout ce petit peuple qui vit au long du fleuve ? Ou la Loire elle-même, superbe et rétive... Sur ses eaux, d’Orléans à Nantes, s’affrontent les gabares d’hier et les premières embarcations à vapeur. Mais le véritable combat est entre le bateau et la locomotive, entre le chemin de fer et le chemin d’eau. Ce roman, alerte mais solidement documenté, fait revivre l’ultime combat des mariniers de Loire et, aussi, les petits et grands événements de l’époque. Ainsi passons-nous d’une partie de boule de fort en Anjou à la construction des premiers bains fluviaux à Tours, de la Révolution de 1848 à la naissance du Second Empire et, surtout, à ce drame terrible que fut, en Touraine, la grande crue de 1856. Car c’est bien la Loire, toujours elle, qui domine le récit...
Paroles d'un pêcheur et marinier de Loire: Jacques Robin dit Vent de Travers

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Jacques Robin dit Vent de Travers : enfant de la Loire, il a commencé à pêcher alors qu'il était tout jeune et cette passion lui restera toute sa vie. Pâtissier mais plus souvent sur le grand fleuve qu'auprès de ses gâteaux, il sera amené à construire des bateaux traditionnels de Loire dont la Pascal-Carole, gabare de Saumur. Personnage haut en couleur, personnalité saumuroise que certains considèrent comme un patrimoine humain à lui seul, comme une mémoire... à sauvegarder !
Plus fort qu'un simple nouvel écrit sur la Loire, voici le témoignage oral d'une figure de Loire encore vivante racontant sa passion pour la pêche et la batellerie, accompagné de quelques repères historiques et techniques d'un passionné. Le présent ouvrage vous emmène pour une petite virée sur la Loire et dans les souvenirs des mariniers.
De l'Anjou au Pays nantais à pied : Chemins des mariniers de la Loire, 31 promenades et randonnées

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J'avais le désir d'entendre de nouveau les cris de sarcelles sur la Loire, Loire que je revois, immense, plus belle que la Seine ou le Tibre, sorte de Gange immense dans la lumière si étrange qui lui est propre. Vaste fleuve, vaste lumière grenue et prodigieusement dorée. Et qui éblouit un peu : immense dôme, dans l'hiver qui avait précédé, attaché au sol par les sablières et les petits saules des rives. Et dans la brume du matin je voyais les enfants qui couraient - avec des gaules sur l'épaule - et qui partaient pêcher sur les épis.

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